Le 18 mars 2026, la Cour de cassation a rendu un arret qui redefinit les regles du jeu. La geolocalisation salaries ne peut etre mise en place que si aucune autre methode de controle ne permet d’atteindre le meme objectif. Pas “moins efficace.” Pas “moins pratique.” Aucune autre methode. Point final.
Geolocalisation salaries : ce que la Cour a exactement dit
L’arret (Soc., 18 mars 2026, n 24-18.976) pose une question simple : le GPS est-il indispensable ? L’employeur doit demontrer qu’aucune alternative, pointage manuel, appel telephonique, compte-rendu quotidien, ne ferait l’affaire. Si une alternative existe, meme moins efficace, le GPS est disproportionne. Et donc illicite.
Attention : ce n’est pas une interdiction du GPS. C’est une obligation de le justifier de maniere specifique et documentee. La nuance est importante, et c’est la que la plupart des entreprises se trompent.
Ce que risque concretement votre entreprise
Les consequences d’un systeme illicite sont lourdes et immediates. Les donnees collectees deviennent inutilisables devant un tribunal. Impossible de justifier une sanction disciplinaire ou un licenciement sur la base de donnees GPS obtenues illegalement. L’employeur s’expose a des dommages-interets pour atteinte a la vie privee. Et la CNIL peut infliger des sanctions administratives allant jusqu’a 4% du chiffre d’affaires mondial.
En clair : un systeme GPS mal justifie ne vous protege pas. Il vous expose.
La bonne justification pour le field service
Pour les entreprises de nettoyage, maintenance et installation, la justification la plus solide est la suivante : le GPS sert a produire des preuves d’intervention certifiees a destination des clients. Pas a surveiller les salaries. C’est une finalite commerciale et contractuelle, pas une finalite de controle du personnel. Cette distinction change radicalement votre position face a un juge ou a la CNIL.






