Au cours des trois dernières années, le marché des applications de gestion du field service a explosé. Il existe des solutions pour le pointage GPS, la gestion des interventions, le contrôle des présences sur chantier, la signature numérique des procès-verbaux. Coûts accessibles, interfaces intuitives, promesses de simplification. De nombreuses PME les ont adoptées rapidement, attirées par les bénéfices opérationnels et la perspective de réduire les contestations.
Le problème est que beaucoup de ces applications collectent des données personnelles sensibles, géolocalisation en temps réel, historique des déplacements, photos avec métadonnées biométriques, sans respecter les obligations du RGPD. Et l’entreprise qui utilise l’application est responsable du traitement des données, pas le développeur de l’application.
Cela signifie que si votre application de pointage GPS n’est pas conforme au RGPD, c’est vous qui risquez les sanctions, pas le fournisseur. Les amendes prévues par le RGPD peuvent atteindre 4 % du chiffre d’affaires annuel ou 20 millions d’euros, selon le montant le plus élevé.
Les points critiques de non-conformité les plus fréquents dans les applications de field service sont : l’absence de consentement informé des employés, le suivi GPS continu au-delà des heures de travail, l’absence de politique de conservation des données, et le manque de mesures de sécurité pour protéger les données collectées.
Une application conforme au RGPD doit : informer clairement l’employé des données collectées et de leur finalité, limiter la collecte aux données strictement nécessaires, permettre à l’employé d’accéder à ses données et de demander leur suppression, et garantir que les données sont stockées de manière sécurisée avec une durée de conservation définie.





